> Théâtre 13 / Seine Théâtre

LA DISCRÈTE AMOUREUSE

de Felix Lope de Vega - création en France
mise en scène Justine Heynemann

Démarche artistique

En 1996, j’ai crée la Compagnie Soy Creation afin de mener à bien ce qui fut mon premier projet : créer un spectacle avec des jeunes issus de quartiers difficiles. Le succès de cette entreprise (prix de la Fondation de France, nombreux prix dans des festivals) m’a donné envie de me lancer dans la mise en scène.
Après La Ronde de Schnitzler et Le Misanthrope de Molière qui se sont joués au Lucernaire, au festival d’Avignon et en tournée dans toute la France, j’ai défini plus clairement mes objectifs et ceux de Soy Creation: proposer un théâtre neuf, en montant des pièces classiques méconnues du grand public (Les cuisinières, de Goldoni - 2006, Théâtre 13 ) ou des auteurs encore peu joués (Bakou et les adultes de Jean-Gabriel Nordman- 2003, Théâtre du Rond Point, Le torticolis de la girafe de Carine Lacroix - 2013, Théâtre du Rond Point).
La représentation de la féminité sur un plateau est au cœur de mon travail depuis plusieurs années. J’ai exploré cette question à travers plusieurs mises en scènes :
 Louison d’Alfred de Musset (Lucernaire 2002) ; Andromaque de Racine (Lucernaire 2003) ;
 Les nuages retournent à la maison de Laura Forti (Avignon 2012) ; Les chagrins blancs (création collective/ Théâtre Mouffetard 2013).
La première pièce que j’ai écrite, Rose bonbon (Avignon 2010/tournée) qui a reçu le soutien de la fondation Beaumarchais, traite également de ce questionnement.
C’est Colette Nucci, directrice du Théâtre 13, qui m’a fait découvrir les auteurs de théâtre issus du Siècle d’Or espagnol. J’ai été frappée du peu de pièces de Lope De Vega, pourtant considéré comme le
« Shakespeare ibérique », traduites en français. Cet auteur foisonnant m’a passionnée.
C’est ainsi que j’ai découvert La discrète amoureuse, qui m’a conquise par sa fraîcheur, son ironie et ses accents féministes. J’ai donc demandé à Benjamin Penamaria d’en assurer la traduction et nous avons signé ensemble l’adaptation.
Pièce classique jamais traduite en français, faisant la part belle aux femmes qui veulent sortir des limites imposées, La discrète amoureuse correspond aux deux axes de travail de la compagnie. Elle est la première partie d’un dyptique sur Lope de Vega dont le deuxième volet sera La dama boba (la fille idiote).
Justine Heynemann