> Théâtre 13 / Seine Théâtre

ANDORRA

texte Max Frisch
mise en scène Fabian Chappuis

1h55 sans entracte / conseillé à partir de 14 ans

5 janvier 2016 > 14 février 2016

Nouveaux horaires de représentation : du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 16h, relâche le lundi

Andorra repetition web-2 Andorra repetition web-7 Andorra repetition web-32 Andorra repetition web-41 Andorra repetition web-49 Andorra repetition web Andorra repetition web-13

Autopsie d'une haine ordinaire

À la fois cruelle, drôle et bouleversante, Andorra est une mise en lumière des mécanismes sournois de la haine et de l’exclusion. Un portrait acide et sans concession de ces « petites gens » qui les attisent et les propagent mais aussi de ceux qui en deviennent les victimes expiatoires. Écrite en 1961, la pièce est un formidable appel à la vigilance, à la résistance, au refus de l’obéissance aveugle et résonne encore aujourd’hui de toute sa vérité.


Dans un petit pays fictif, un jeune homme meurt au nom d’une identité qui n’est pas la sienne. Comment cela a t-il pu se produire ? Débute alors une enquête / reconstitution, à la découverte de ce pays et de ses habitants.

Ce jeune homme, c’est Andri. Un jeune juif que le maître d’école aurait, selon la version officielle, courageusement adopté pour le sauver de l’Etat voisin qui le persécutait. Mais l’acte, jugé héroïque par la population est très vite perçu comme dangereux et compromettant lorsqu’une menace d’invasion se précise… Là, cette même population se dit qu’il vaudrait peut-être mieux rendre cet encombrant réfugié.

À coup de petits mensonges, d’arrangements, de compromissions et de fantasmes, les habitants, grandioses de mauvaise foi et affligeants de lâcheté, vont sournoisement fabriquer leur ennemi …

Un petit souci toutefois : le garçon se révèle très vite ne pas être juif du tout…


Sur le plateau, trois pans de murs noirs mobiles, qui dès le début de la représentation seront peints en blanc. Ils deviendront une rue, une place, l’intérieur d’une maison, un chemin de fuite, un écran… Un travail de troupe choral, précis et exigent, pour porter cette histoire, à la fois vivante, rythmée, émouvante et violente.

Bien sûr, ce que dénonce Andorra est d'une très grande gravité. Mais sa forme, avec notamment le portrait des villageois - grandioses de mauvaise foi et affligeants de lâcheté - est l'occasion de scènes d'une très grande drôlerie.


Après Je pense à toi, Marie Stuart, A mon âge je me cache encore pour fumer et Le Cercle de craie Caucassien, le nouveau spectacle de la Compagnie Orten au Théâtre 13.