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LES LECTURES DU 13

Les Lundis à 18h30
Prétexte à la découverte de nouveaux projets

entrée libre

Afin d’aider à la réalisation de nouveaux projets, le Théâtre 13 met son plateau à disposition de jeunes metteurs en scène, pour leur permettre de confronter un travail en cours à un public.
Plus que des lectures, ces mises en espace sont le fruit d'un travail de direction d'acteurs et présentent un réel parti pris de mise en scène, permettant ainsi aux spectateurs de découvrir des textes, des comédiens, des auteurs, des metteurs en scène et des compagnies.


2 oct . 06

La Reine en amont de Henri Bouchau
mise en lecture par une équipe de 8 comédiens et comédiennes : Delphine Haber, Lara Jammal, Martine Lazzaretti, Thomas Blanchet, Lorenzo Baitelli, Franck Borde, Laurent Letellier, Bertrand Nader dirigés par Benoît Weiler et Eric Pellet.

Au moment où le futur Alexandre le Grand atteint vingt ans, il pense que son père Philippe, âgé de quarante-six ans et lui aussi homme de génie, « ne lui laissera pas grand chose à faire ». Avec la complicité de sa mère Olympias, il écrit et fait représenter une pièce de théâtre où, sous le couvert de l’histoire d’ Œdipe, il fait voir le drame insoluble entre lui et son père et tente de lui trouver une issue heureuse que la réalité démentira.

Henry Bauchau, poète, romancier, dramaturge, psychanalyste, né à Bruxelles, est aujourd’hui âgé de 93 ans. Après Gengis Khan présenté au festival d’Avignon 2005, et qui sera repris au Théâtre 13 pendant la saison 2007, le Théâtre de l’Estrade propose une lecture de la 2e pièce d’Henry Bauchau. Dans cette œuvre jamais montée, écrite en 1968, qui dialogue avec Shakespeare et Sophocle, le futur auteur d’ Œdipe sur la route interroge le mythe fondateur de la psychanalyse, ou plutôt sa réécriture par un jeune homme impatient de conquérir le monde. Or ici, ce n’est pas Œdipe, mais Jocaste, la grande figure de la Reine, mère et amante, qui occupe le centre de l’échiquier.

4 déc. 06

Rêver-Penthésilée
De Laurent Delvert d’après Heinrich von Kleist

Par la Compagnie NTB
Avec Hiromi Asai, Sandrine Attard, Stéphane Daublain, Laurent Delvert, Vanessa Devraine, Julia Duchaussoy, Gilles Janeyrand, Leïla Naceur, Charlie Nelson, Martine Pascal, Julien Princiaux, Souhade Temimi, Paul Tilmont…(distribution en cours)

Un soir de fête, après une victoire de l’équipe de France de football, des garçons regardent et re-regardent entre eux les images du match sur des télévisions tombées du camion au milieu d’un squat urbain. Des filles se mêlent, c’est l’euphorie, un instant suspendu où tout pourrait arriver… Un incident éclate et pour fuir la violence qui survient, Ju, une jeune fille qui aime à s’habiller comme les garçons pour mieux s’identifier à eux, se réfugie dans le sommeil et se prend à rêver. Elle rêve de Penthésilée, ce mythe grec où Achille tua la Reine des Amazones et tomba amoureux en découvrant son visage, trop tardivement. Mais les images ne lui parviennent pas exactement de cette manière, c’est un rêve… C’est celui de Heinrich von Kleist qui au début du XIXème siècle, en plein romantisme allemand avait imaginé une magnifique histoire d’amour entre ces deux héros. Malheureusement, l’amour pour l’autre est confusément rejoint par la passion de le vaincre et Penthésilée tue Achille avant de mettre fin à ses jours… Horrifiée par ce songe terrifiant qui stigmatise l’éternelle compétition entre les hommes et les femmes et lui montre le devenir de notre société, Ju décide d’intervenir pour que la Fête des Roses ait bien lieu : la Fête de l’amour heureux.

Après avoir mis en scène Les Guerriers de Philippe Minyana et Tartuffe de Molière, Rêver-Penthésilée est la suite d’une réflexion sur la nature humaine, la relation amoureuse, le désir, et les notions de pouvoir qui s’y exercent.
La présentation au Théâtre 13 de ce texte constitue la première étape à la réalisation de ce projet. C’est l’élaboration d’un travail sur l’Amour, l’Incompréhension, la destruction… Entre les composantes d’un couple mais aussi entre les peuples.
Laurent Delvert

5 fév. 07

Les Invisibles de Bernadette Le Saché
Mise en lecture Sophie Pasquet, assisté de Julie Moulier

Avec Anne Agbadou-Masson, Marie Dupuis, Florence Dupuy, Alexandra Fournier, Julie Moulier, Alicia Trueba, Vincent Damon, Thomas Fiterer, Salem Kali et Maxime Nourissat.

Une invitation à un dîner mondain. Le rôti est encore en cours de cuisson lorsque les invités arrivent. Dans la précipitation, la fermeture éclair de la robe de la maîtresse de maison se casse : son dos n’est plus protégé, la chair est visible, sa silhouette est déséquilibrée, et tout bascule très vite du côté des invités…

Comment parler de l’Invisible ? Où se cache t-il ? La pièce de Bernadette Le Saché pose la question avec humour et intelligence, et peint ces Invisibles qui nous titillent comme une mouche que l’on voudrait chasser.
les Invisibles rassemble dix comédiens d’horizons divers comme le cirque, le mime, le théâtre et l’improvisation ainsi que des graphistes, des vidéastes et des plasticiens.

12 mars 07

Printemps des Poètes
à 20h30 !

Soirée de lancement avec un programme musical et poétique autour de la voix et de la poésie de langue française

Dans le but de lancer et promouvoir le Prix Pierre-Jean Jouve de composition musicale, une soirée poétique et musicale autour de la voix et de la poésie de langue française sera organisée pendant le Printemps des Poètes.
Une place toute particulière sera accordée aux poèmes et aux textes sur la musique de Pierre-Jean Jouve.

Participeront à cette soirée :
• les musiciens de l’Ensemble In & Out / Thierry Ravassard
• les comédiennes Lucie Boscher, Dominique Michel, Guesh Patty , Sylvia Bergé,
• les compositeurs Yves Prin, Michel Decoust, Guy Sacre, Gilbert Amy,
• les poètes André Velter, Jean-Pierre Siméon et Daniel Maximin.

La soirée sera présentée et conduite par Jean-Pierre Jourdain, secrétaire général de la Comédie Française, et par Thierry Ravassard, pianiste, directeur artistique de l’ensemble In & Out. Le programme fera la part belle à la voix sous toutes ses formes. Musiciens, compositeurs, poètes, comédiens déclineront chacun à leur manière les amours de la langue française et de la musique contemporaine.


19 mars 07

Hot House d’Harold Pinter
par la Compagnie des Dramaticules
Traduction de Eric Kahane
Mise en espace de Jérémie Le Louët
Avec Julien Buchy, Anthony Courret, Clément Gracian, Noémie Guedj, Jérémie Le Louët et Laurent Papot.

Harold Pinter enferme des individus esclaves de leur fonction, dans un univers clos. Ils étouffent sous des masques sociaux dont ils nient l’existence par vanité. Formatés et conditionnés au mensonge idéologique qui cache le véritable enjeu - le pouvoir -, les personnages de Hot House, en professionnels névrosés, jouent jusqu’à la lie cette « anti-fable ».

Satire féroce sur le pouvoir et l’ambition, à la fois comique et terrifiante, Hot House, pièce écrite en 1958, est l’œuvre d’un jeune auteur. Elle appartient à ce qu’on appelle alors le « théâtre de la menace ». Harold Pinter y explore, avec un humour kafkaïen, le danger permanent inhérent au langage - malentendus, sous-entendus, pas entendus du tout - et les comportements qui en résultent - paranoïa, aliénation, sado-masochisme, schizophrénie - .

21 mai 07

(programmation en cours)