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Retour Saison 2002

LES LECTURES DU 13
Les Lundis à 18h30
7 octobre 2002 – 18 novembre - 25 novembre 2002
02 décembre - 20 janvier 2003 – 17 février 2003
10 mars 2003 – 14 avril 2003 - 5 mai 2003

entrée libre et gratuite

Afin de soutenir la jeune création, le Théâtre 13 met son plateau à disposition de jeunes metteurs en scène, afin de leur permettre de confronter pour la première fois un travail en cours à un public.
C'est également l'occasion de présenter un projet de qualité aux professionnels et institutionnels suceptibles d'aider à sa réalisation.
Plus que des lectures, ces présentations sont le fruit d'un travail de direction d'acteurs et présentent un réel parti pris de mise en scène.
Découverte de textes, de comédiens, d'auteurs, de metteurs en scène et de compagnies, les Lectures du 13 sont un espace informel de liberté dédié à la créativité.

Les Lundis à 18h30
7 octobre

Au bout du Fil

De Evelyne de la Chenelière
Lecture dirigée par Alexandre Tchobanov
avec la participation exceptionnelle musicale de Glenn Ferris


avec Ysmahane Yaqini, Marguerite Bertoni, Antonia Bosco, Catherine Epars, Elisabeth Gilly, Agnès Jerlin, Mélodie Marcq, Myriam Sorignet, Carine Baillod, Virginia Goltman et Basiel Bernard Bodt.

Dans la cour de récréation toutes les activités sont permises.
Oui un rêve. Sommes-nous dans la vie ou dans le néant ?
Les personnages évoluent dans les notes de la grande musique de l’univers. Ils pourraient être vous, moi, n’importe qui. Chacun polarise, éclaire ne serait-ce que par son existence. Une interrogation, une angoisse, une envie parmi toutes celles dans lesquelles nous vivions avec insouciance lorsque nous sommes éveillés.
Faut-il percevoir ce qui empêche souvent chacun de nous de faire confiance aux trésors enfouis en lui ?
Un mot, un autre mot et voici la confirmation de soi, la confrontation, la cruauté, la mort… Juste comme cela sans autre sens, et puis en fin de compte…L’amour n’est-il pas la seule réponse dans ce rêve comme dans la vie ?
C’est un conte contemporain, chacun le subit ou l’observe et c’est par le biais d’une écriture poétique et musicale que nous sommes amenés à nous interroger sur notre existence ordinaire.
N’y a t’il pas en dernier ressort que l’humour et la peur de la mort qui puissent à nouveau nous faire chavirer et rendre nos émois d’antan… Alexandre Tchobanov.

18 novembre Le Kaddisch

de
Grigori Gorine,
d’après
Cholem Aleïchem
Traduction du russe
Patricia Champié
Adaptation
Hélène Lausseur et Julia Zimina
Lecture dirigée par
Julia Zimina, assistée de Laure Favret

Avec Yves Arnault, Dimitri Artemenko, Maurice Benichou, Evelyne Fagnen, Alain Granier, Berry Hayward, Hélène Lausseur, Muriel Piquart, Vadim Sher, Roland Timsit.....

KADDISCH: prière des morts que les proches doivent réciter pour le repos de l’âme de leurs parents, tous les jours pendant onze mois.
Il fut un temps où le calme régnait à Anatovka. C’est ainsi que commence le Kaddisch, comme un conte. L’histoire se déroule dans le petit village D’Anatovka en Ukraine au début du siècle. Anatovka n’a jamais été dessiné sur les cartes, parce que le nom est plus long que le territoire. Et, pourtant, plusieurs nationalités et confessions y coexistent en paix : Ukrainiens, Russes et Polonais, juifs et orthodoxes, sous le regard d’un brigadier, représentant de la loi, vénal mais débonnaire. Jusqu’au jour où tombe l’ordre : un oukase qui assigne aux juifs une zone de résidence forcée, et il va tout changer... Grigori Gorine a écrit cette pièce en pleine perestroïka en Russie, à un moment où la perte des repères conduisait les hommes, une fois de plus, à chercher les boucs émissaires. Et l’histoire, hélas, se répète : comment les préjugés raciaux, idéologiques, religieux en viennent à dresser les peuples les uns contre les autres, déchirer les familles et transformer le voisin d’hier en ennemi. Bref, à faire oublier à l’homme sa vocation d’Homme.
25 novembre

Lunes

de Noëlle Renaude
Mise en espace Laurent Schneider
Avec François Barbin

Avec François Barbin et Odja Llorca

LUNES ou le petit chaos d’un homme moderne. Un cadre moyen, d’âge moyen, vivant dans une grande ville : Travail, femmes, enfants, divorces, drames, dettes, pensions alimentaires, deuils, rancœurs, naissances, oncles, tantes, frères, sœurs, mères et grand-mères…
Et il y a ce père qui vient de mourir, et ce cinquième enfant qui va naître…
Paul s’enfuit en lui même, cherche une réponse parmi les voix des siens désormais éteintes :
EST-CE QUE POUR VOUS AUSSI C’ETAIT COMME CA ?
Il remonte le temps. Et découvre ce que de générations en générations l’on cache.
Les Calepied c’est moi. C’est nous. Echantillons de l’humanité.

02 decembre Victor Hugo

En collaboration avec la Marie du 13ème Arrondissement
18h30 : Conférence « Hugo politique » animée par Messieurs Scot et Ruiz
20h30 : Lecture-spectacle par la comédienne Anne de Broca des lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo.
20 janvier

La Salle d’eau

Lecture écrite et dirigée par Valérie Vila Y Vicens

Avec Cansel Elcin, Elodie Morin, Elise Pottier, Emmanuel Vieilly, Florence Maillard et Jacques Dupont.

La Salle d’eau met en scène les retrouvailles de 6 personnages dans une salle de bain lors d’une soirée.
Ce texte parle du souvenir, de la perte et de l’amour.
Ils se sont aimés, trompés, séparés et durant cette soirée, ils vont se parler comme ils ne l’avaient jamais fait. Ils vont comprendre le pourquoi de leurs ruptures et le comment de leurs ailleurs.
La salle de bain est un lieu où l’on est habitué à se retrouver seul, face à soi-même. C’est le lieu aussi où l’on se lave, où l’on s’évacue… Symboliquement ce lieu n’est pas anodin. Il va devenir l’espace de la parole et du dire. Les mots seront parfois vomis, digérés, avalés, mâchés, salivés…
Nous découvrons sous la forme d’une comédie, 6 personnages maladroits, lâches, émus, menteurs et sincères.

17 février

La Revanche De Célestine.R., femme de chambre

de Laure-Anne Fillias-Bensussan
d’après « le Journal d’une femme de chambre » de Octave Mirbeau
Réécriture Laure-Anne Filliaf
Lecture dirigée par Ladislas Chollat

Avec Emmanuelle Lepoutre, Anne-Laurence Loubigniac, Céline Melloul, Jean-Yves Roan… (distribution en cours)

Cherbourg dans les années 1900. L’histoire commence là où finit, de façon très énigmatique, Le Journal d’une femme de chambre, d’Octave Mirbeau. Un écrivain en panne, venu accueillir le bateau de Dreyfus de retour de l’Île du Diable, et une jeune patronne de café antisémite et délurée concluent un pacte : elle raconte, et il écrit. Mais plus Célestine déroule sélectivement son passé en piochant dans son cahier, plus des pans entiers de sa vie plongent dans le mystère. Quels liens se tissent entre son passé de misère et l’aisance de son café qui se veut chic et patriotique ? Quels liens entre sa sexualité et ses amours débridés, et sa vie de petite bourgeoise avec son mari, un certain Joseph ? Les clients du café, un vrai bestiaire, laissent entrevoir autour de Célestine une ombre menaçante, celle de l’ogre du Raillon. Monsieur Octave s’interroge, s’énamoure, et va tomber dans un piège. Ecrire, c’est pouvoir : Célestine joue et gagne.

10 mars

Jacques ou la soumission

de Eugène Ionesco
Lecture dirigée par Quentin Defalt

Avec Anne Charrier, Yohann Chanrion, Xavier Couleau, Juliette Coulon, Evelyne El Garby Klaï, Vladislav Galard, Leïla Guérémy, Cyrille Labbé et Dounia Sichov.

Avec Jacques ou la soumission s'offre à moi la possibilité de mettre en scène l'absurde dans tout ce qu'il a de plus drôle et de plus cruel : une famille toute entière va réussir, par le simple étalage de non-sens, avec une conviction sans faille, à anéantir les espoirs et les rêves de Jacques, enfant de la famille. C'est donc l'histoire de Jacques, que le refus de la condition humaine conduira petit à petit à la soumission la plus complète. Lui, qui s'était défendu de sombrer dans un monde déliquescent, finira par se laisser prendre au piège de l'existence : la résignation à l'instinct sexuel et grégaire, à l'acculturation et au conformisme. Jacques ou la soumission est un pièce exemplaire pour qui voudrait comprendre les rouages de la propagande : en répétant vingt fois qu'il faut adorer les pommes de terre au lard, on finit bien par les adorer ! Quentin DEFALT.
14 avril

19h30, d’accord

de et dirigé par Adrienne Bonnet

Avec AnneBeaumond, Florence Cabaret, Elvire du Chaffaud, Florence Le Corre, Marie Lenoir, Véronique Muller, Anne Plumet et Cécile Tournesol.

14 femmes de toutes générations se livrent et se dévoilent sous nos yeux indiscret. Avec émotion, taquinerie et tendresse, toutes parlent des mêmes choses : du temps qui passe, de la séduction, des enfants, des rides, de l’amitié, mais surtout de l’amour.

5 mai Le voyage de Pierre l’Heureux

de August Strindberg
Lecture dirigée par Christophe Givois

Avec Eric Auvray, Stéphanie Barbarou, Gad Cohen, Guillaume Junot, Fabrice Mignard, Jean-Claude Montheil, Guillaume Verdier, Sophie Torresi et Nathalie Yanoz.

La nuit de Noël…
Pierre est enfermé dans la tour de l’église par son père qui veut le soustraire au monde et aux hommes qui l’habitent.
Pour se venger de ce père abusif, le parrain et la marraine de Pierre, qui se trouvent être un lutin et une fée, décident de libérer Pierre et de lui faire découvrir le monde selon ses désirs.
Ils le dotent d’un anneau magique qui lui permettra de réaliser ses souhaits, et d’une femme, Lise, qui le guidera vers la découverte du véritable amour.
Après des expériences désastreuses de richesse, de pouvoir et de popularité, Pierre en viendra à souhaiter sa mort. Mais devant la mort, il se rétracte. La mort lui conseille de consulter un sage.
Celui-ci lui apprend que son père est prisonnier d’un sort qui l’empêche de mourir ; seul Pierre peut le délivrer de ce sort en revenant vers lui accompagné d’une femme fidèle.
Ce que fait Pierre accompagné de Lise, dénouant le drame dans une atmosphère de paradis retrouvé.